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Lorsque j'ai découvert
les principes géophysiques de l'Anneau, j'ai dû composer
avec une quasi-absence de champ magnétique, remplacée par
la force centrifuge de l'Anneau autour de son soleil, Driss, effectuant
un tour complet en 25 heures! Puis il y avait ce soleil toujours au
zénith, l'arche à l'horizon, une concentration
élevée de CO2, les diffuseurs de chaleur, la composition
même de l'Anneau, etc. Impossible de croire que l'humain
était demeuré le même... Je suis donc parti du
principe que les humains débarqués sur l'Anneau avaient
subi des changements physiques et psychiques.
C'est pourquoi j'ai choisi de
donner à mes personnages des
capacités de télempathie (perception des émotions)
et de télépathie. Mon inspiration très libre - je
ne voulais pas faire une copie - fut le Cycle de Ténébreuse
de Marion Zimmer Bradley. Dans ce cycle de science-fiction, un vaisseau
spatial de colonisation doit se poser en catastrophe sur une
planète inhospitalière. Les survivants, oubliant leurs
origines terrestres, créent une société
médiévale où certaines familles (les
Comyn) développent des capacités de
télépathie, de télékinésie, etc. au
contact de subtances naturelles révélatrices, de matrices
(cristaux amplificateurs de la pensée), d'accouplement avec les
chieri (la race native de Ténébreuse) et de règles
strictes de sélection génétique.
Sur Alliance, avec l'accord du
coordonnateur (Philippe) et du
responsable technologique (Vincent), nous avons limité ces
capacités psychiques
à la télempathie et à la télépathie,
et je les ai nommées phénomènes
psykés. Pour bien marquer qu'ils sont en lien avec
l'Anneau lui-même,
j'ai cru bon de m'imaginer qu'il y avait des télempathes un peu
partout sur l'Anneau (même s'ils n'en ont pas toujours pleinement
conscience), appelés napsykés,
soit la contaction de psykés
naturels. Quant aux télépathes passifs (psykés) et actifs (transpsykés), on les
retrouve pour l'instant dans les Cinq Terres, où ils ont
émergé dans neuf familles après plus de 800 ans de
contrôle des lignées génétiques
psykées.
Jean-François Breton
Québec, août 2008
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